Nouli Omer crée à partir d’un lieu intuitif, et les thèmes qui la préoccupent sont la question du genre (perception de la féminité et de la masculinité, relation entre les sexes), la critique sociale, les mythes et leur démystification.
L’humour et l’imaginaire l’aident à observer des situations quotidiennes sous un angle différent et à se concentrer sur les aspects d’une situation ou d’une injustice jamais examinés auparavant. Son œuvre plastique s’est développée au fil des ans en un style indépendant et personnel qui n’est lié à aucun courant, libre de toute affiliation à un groupe ou mouvement quelconque, avec l’humour et le grotesque qui font partie de ses moyens d’expression, ainsi qu’une utilisation de couleurs gaies, dans le but d’exalter la joie de vivre.
Un foisonnement d’images, de motifs et de matérialités variées caractérise ses œuvres. Au cours des dernières années ses techniques se sont orientées vers la broderie, l’assemblage et la peinture sur assiette. Le choix de la broderie, devenue le centre de sa pratique artistique, lui permet de traduire un monde intérieur et de réfléchir sur le monde extérieur à travers l’utilisation des fils à broder et des textiles, dont la douceur matérielle fait contrepoint aux problèmes traités tels que la solitude existentielle, le désir de connexion, l’aliénation.
Le Dr Brené Brown, chercheuse, affirme que la vulnérabilité, contrairement à l’opinion répandue, n’est pas une faiblesse, mais plutôt une prise de risque émotionnel, une exposition à l’incertitude. La vulnérabilité est à la mesure du courage d’être authentique et honnête. La vulnérabilité est certes un noyau de peur, de honte et de culpabilité, mais aussi une source de joie, de créativité, d’amour et d’empathie, et donc un antidote à la honte et à la culpabilité. Ses œuvres résonnent de cette affirmation et invitent le spectateur à s’engager dans une réflexion profonde.