Catherine URSIN

Catherine Ursin est née à la campagne dans les années 60.

Elle est une artiste plasticienne aux pratiques multiples (peinture, sculpture, poésie, performance, vidéo, arts textiles, installation).

Elle vit entre Paris et ses différents lieux de résidences artistiques (France, Belgique, Sénégal, Angleterre…).

Elle obtient le D.N.S.E.P aux Beaux-Arts d’Angers en 1987 avec les Félicitations.

Illustratrice infographiste pour la presse, l’édition ou les musées, elle lâche, en 2000, son ordinateur pour retourner à la « matière » : le métal, la peinture, la récupération.

Influencée par les mouvements artistiques en marge : les décadents, le punk, les artistes femmes minoritaires dans le monde de l’art (d’Artemisia Gentileschi à Kae Tempest), le gutaï, le butō, l’Art Brut… elle crée dans l’urgence et la fureur.

En 2010, la Galerie La Rage à Lyon accueille sa première exposition personnelle, Ma grand-mère est sortie de sa tombe ou le sacrifice des femmes, sur les violence faites aux femmes.

De la découpe du métal à l’expérience de la performance, en passant par la gestuelle picturale dans des formats de grandes dimensions, le «corps» devient son centre d’intérêt.

Ses dernières recherches interrogent l’espèce humaine et son rapport aux êtres vivants à travers l’hybridation, la symbiose, la fusion pour une égalité des espèces au moyen d’un nouvel outil : le stylo Bic.

 

Turbulences

« Sans TURBULENCES, pas de vie !

Sans vie, pas de TURBULENCES !

J’aimerais savoir dire le mot TURBULENCE dans toutes les langues du monde et au delà, même dans les langues disparues, même dans celles qui n’existent pas encore ! Sans TURBULENCES, aucune émotion ne surgit. Les TURBULENCES me font chanter, danser, rire et créer.

 Alors …

…Turbule-moi jusqu’à l’éparpillement de mes membres que je puisse me reconstruire.

Turbule-moi jusqu’à l’écœurement que je puisse vomir mon atrabile.

Turbule-moi jusqu’à l’indignation que je puisse me battre.

Turbule-moi jusqu’à me mettre à terre que je puisse me relever avec fierté.

Turbule-moi jusqu’au désarroi que je puisse verser de chaudes larmes.

Turbule-moi jusqu’à l’étouffement que je puisse respirer enfin l’air pur.

Turbule-moi, Turbule-moi, Turbule-moi.

Turbule-moi sinon c’est moi qui vais te turbuler. »

Catherine Ursin, 2026

 

L’art des monstres

ou l’enchantement du visible et de l’invisible

 » Nécessairement beaux, les monstres sont les surgissantes figures du réel. L’angoisse d’être, les tragédies du monde, et l’effroi sexuel les fécondent. L’inconnu est leur territoire. Si la réalité, au fil du temps, ne se maîtrise guère – le moindre virus l’accable, elle reste une illusion, et l’univers maintiendra jusqu’à la fin des temps humains l’implacable présence de l’impensable. Toutes les mythologies du monde sont peuplées de monstres, frères d’altérité qui signent la distance entre les hommes et la nature, et d’autres écarts creusent l’abîme… Aux violences de l’univers, répondent les violences symboliques et maîtrisées de l’art. Exorcisme de la création.

Le monstre pluriel et polymorphique incarne la puissance inouïe des instincts et saccage toutes les fabrications du sérieux, des gargouilles médiévales aux dures créations contemporaines. Le chaos veille, et l’humain ne fait pas le poids devant la formidable énergie d’une nature à jamais incontrôlable, y compris dans les bas-fonds humains…  Le monstre annule la perfection de l’ordre dit divin. Il vient de la nuit du cosmos, quand même il affronte les clartés du jour. L’espace où l’être monstrueux se défait du corps ordinaire est lourd de dangers latents. Tout l’art “monstrueux“ tient à cette capacité de rassembler brutalité formelle et pluralité de sens, voire de hors-sens libérateur, en une seule entité érectile, le monstre, sublime raté de la création, de Dracula à Trump.

Sismographe du dedans le plus intime, l’artiste expérimente la scénographie la plus crue de l’affect le plus agissant. Le monstre est son double, et le monstrueux son miroir. Scabreux et sublime voyage dans l’inconscient, de Gérard Alary à Unica Zürn, de Lydie Arickx à Vladimir, de Sandra Martagex à Catherine Ursin.

Ainsi, s’apprivoise le réel, et l’artiste est un sauveur fragile. « 

Christian Noorbergen, 2020

EXPOSITIONS PERSONNELLES (sélection depuis 2014) : 

 

2026

«Turbulences», Galerie Claire Corcia, Paris.

2025

«Fête un rêve avêq Chomo», village d’art préludien de CHOMO, Les amis de Chomo & Patrimoines Irréguliers de France, Achères-la-Forêt

2024

«Résister est un verbe qui se conjugue toujours au présent», Maison du Patrimoine, Festival «Y’a tout ça» de Villard-de-Lans

2023

«Tu me veux blanche, je ne suis que noire et rouge», galerie La Rage, Lyon

2021

«Vous êtes une fleur que le monde ne veut pas laisser vivre», exposition évolutive en 5 mouvements, Manufacture des Tabacs, Université Lyon3 & 9BHN

2019

«Brader la nuit et piquer le soleil», Galerie 29, Évian-les-Bains

2018

«Écritures», Galerie d’un livre l’autre, Paris

2016

«Marquage(s)», installation photographique, 39/93, Romainville

2014

«Otium, renouvellement du corps, de l’âme et de l’esprit», Galerie In Situ, Label Friche, Nogent-le-Rotrou

 

EXPOSITONS COLLECTIVES (sélection depuis 2014) :

 

2025

«Quand L’Art crée du lien», Maison du gardien, Valence

«Exposition collective #1», L’Orbise, Pont d’Hérault, Cévennes

2024

«Attribut(s) de 5 à 7», exposition et édition d’un livre avec Jaky La Brune et Geoffrey Kayser, Sterput, Bruxelles, Belgique

«L’art en mouvement. En mouvement ? Vers l’art ?», Parc Jouvet, Maison Du Gardien, Valence  

«L’enfance de l’art», exposition collective, Point Rouge Gallery, Saint – Rémy de Provence

«Art brut Rendez-vous», galerie Laurent & Laurent, Espace Cinko, Paris

«Crois-moi», avec Fabien Lewartowski, L’art au 36, Montreuil

2023

«Nuit Guédée», avec Anne Van der Linden, Le Kale Be Beat, Saint-Denis

«Les espèces en voie d’apparition», Chapelle de la Visitation de Brioude, Haute Loire

2022

«Carcasses»,  Action Hybride, 100 ecs, Paris

2021

«Brut(e)s & Singuli(è)r(e)s», Galerie Laurent & Laurent, Nice

«Les Croquemitaines», Galerie 29, Évian-les-Bains

2020

«MAP DANSE ANBA LA PLI – Focus Grand Rue», commissariat, C. Ursin, Studio Boissière, Montreuil

2019

«Vacarmes silencieux», Point Rouge Gallery, Saint-Rémy-de-Provence

2018

«Ouvrir les peaux du diktat», La chapelle Saint Anne, Tours

2017

«Sous les étoiles», Médiathèque Grain de sel, Séné

«Vision de l’âme», 7BHN, Wuhan, Chine

2014

«Mycélium – Génie savant, génie brut», commissariat, Laurent Danchin, Abbaye d’Auberive

 

COLLECTIONS :

 

Bibliothèque de Neuchâtel – Suisse

Manufacture des Tabacs, Université Lyon 3

Musée Art et déchirure, Rouen

Musée-Galerie associatif singulier-brut-expressionniste, Dieulefit, Drôme

Collection Marc et Marie Moulaire – Collection FIMAC, Fonds d’Investissement Mutualisé d’Art Contemporain, Paris

FIAA, Fonds International d’Art Actuel, Le Mans

Galerie Robert Poulin, Montréal, Canada

Musée d’Art Contemporain Singulier, Mansonville, Québec, Canada

Collection M. et L. Oster

Fonds permanent, Galerie Eqart, Marciac

Arthotèque Babart, Argilliers

Collection du Hang-Art, Association ABBAC, Saffré

Ville de Bondy

Fonds de livres d’artiste de la Médiathèque des Ursulines, Quimper

Collection Patrick Cady, Québec

Collections privées internationales

 

AIDE A LA CREATION & SOUTIEN :

2024

La dotation Recherche, Printemps 2024, ADAGP, projet «Habiter l’absence»

2023

Ta peau sera ma peau, (vidéo 4:25), réalisation, Samuel Alerte, Bergerie de Soffin, Fonds de soutien ADAGP, dotation à la captation vidéo d’une performance artistique

2020

Le soutien de la Fondation Antoine de Galbert pour l’exposition d’artistes haïtiens, «MAP DANSE ANBA LAPLI», commissariat : Catherine Ursin