Raâk

Raâk est née en 1940 en Bretagne dans le Finistère.

A l’âge de 16 ans, habitée par le mal-être, elle quitte douloureusement le « pays gast » pour Paris où sa quête du Graal commence.

1975, année bilan. Le chemin parcouru lui apparaît comme une faillite totale. Elle se débat dans une grave crise existentielle. L’écriture « garde-fou » qu’elle pratique depuis toujours devient elle-même impuissante et ne lui est d’aucun secours.

1976 : elle découvre dans son quartier un atelier de création libre où la terre est proposée comme matière thérapeutique. Et c’est l’invraisemblable remontée vers la vie qui se fraie d’étranges passages jubilatoires à travers les martèlements de sa souffrance.

COLLECTIONS PUBLIQUES ET MUSEES : 

Musée de la Création Franche, Bègles, France.

Musée « De Stadshof », Zwolle, Pays-Bas (transféré au Musée du Docteur Guislain, Gent, Belgique).

Musée International d’Art Naïf Anatole jakovsky, Nice, France.

Coopérative Collection Cérès Franco, Montolieu, France.

Collection Caroline Corre, Centre du Livre d’artiste Contemporain, Verderonne, France.

FILM : 

2018 « Qui a crié…dans le secret de la terre », film de 60 minutes réalisé par Thésée, Arthésée éditions, Collection à mi-voix.

« Terre !

Un demi-siècle de connivence brûlante…

Et puis ?

Qui de nous deux s’est éloigné de l’autre ?

Sans bruit, sereinement cela s’est fait.

Un demi-siècle

Durant lequel tu m’as tenue

A bout de bras

Au-dessus de l’abîme

Ensemble nous avons enfanté un peuple de terre

Assoiffé de mystères, de métamorphoses, d’amour, de connaissance.

Confronté à l’humaine piste, ce peuple l’a intriguée et souvent émue.

A ce propos un souvenir cocasse me revient.

Un jour que je participais à une séance de médiumnité, le médium intercesseur s’adressa à moi.

De mon nombril il voyait jaillir des êtres d’argile retenus par leur cordon ombilical. Ils s’élançaient à travers l’espace dès qu’ils le pouvaient.

Le médium en perçut à Stonehenge et dans la forêt de Meudon perchés sur un arbre maître.

L’assistance captivée voulut en savoir davantage. Je lui dis qu’à Bègles, au Musée de la Création Franche, on pouvait les rencontrer.

Des rêves d’argile vivante se mirent à briller dans les regards.

« La création est infinie » sifflote mon bâton de pèlerin.

Alors dans ma besace s’engouffre…

Déjà j’entends battre les cœurs.

Du plus noir de la nuit des êtres blancs surgissent, surpris, émerveillés.

Des souvenirs d’ocre parfois les accompagnent.

Sous mes pas la terre sourit. »

Raâk, février 2025

 

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