Stéphane Fauchille est né en 1966 à Amiens, France.
Artiste plasticien, sculpteur, peintre, dessinateur.
1987 : CIP Ecole des Beaux-Arts de Tourcoing.
1991 : Licence Arts Plastiques Paris I Sorbonne.
Son travail se rapproche de l’esprit des Arts singuliers.
Peintre figuratif et raconteur d’histoires, il s’inspire des fabliaux du Moyen-âge, de la science-fiction, de l’ethnologie et de la bande dessinée pour créer des univers fantaisistes dans des environnements imaginaires.
Stéphane Fauchille ou la magie inventive des images du monde
« Dans l’ignorance assumée des limites mentales et dans l’invention sidérante de ses trouvailles graphiques, l’effervescence créatrice est le constant territoire d’art de Stéphane Fauchille. Fluide et sensible, sa chromatique raffinée oxygène l’étendue.
Vibratoire, son art généreux, loufoque, incandescent, ironique et jubilatoire, s’élance d’abord d’un repère culturel universel reconnu, comme, par exemple, une brave divinité égyptienne, un sympathique bonhomme Michelin, un historique Radeau parfaitement médusé, ou encore, privilégiée souvent, la figure naïve, familière et magique de l’indigène respecté, emblème central de l’heureuse constellation éclatée de chacune de ses peintures. A partir de quoi, ce rêveur de vie haute invente à tout va, et dans un étonnant parcours à surprises, recule à l’infini les frontières de l’imaginaire. D’où l’extraordinaire impact de sa passion vitale pour les images, tant il étreint à vif la diversité des icônes inspirées du monde.
L’art de Stéphane Fauchille est sans menottes mentales, sans béquille idéologique, et sans carcan religieux. Art de partage et d’élan, drolatique et apaisant, et d’une souplesse inventive et voyageuse. Il n’y a jamais d’agressivité dans ses partitions jouissives et libertaires. Piocheur fabuleux, toujours en totale liberté créatrice, il expérimente ludiquement dans les méandres épars de notre histoire vécue.
Sa figuration ouverte et plurielle accidente le cours paisible de l’attendu, et saccage en fulgurance la sclérose fatiguée des surfaces. Mais Stéphane Fauchille, beau veilleur d’humanité, contrôle à merveille, et garde au profond le sens de l’échange vrai, et celui des merveilles ténues à voir et à faire voir. Chez lui, pas de centre dominant, et l’œil partout vagabonde.
Et chaque œuvre vive naît d’une agissante et magistrale féerie. »
Christian Noorbergen
Stéphane Fauchille, anthropologue onirique
« Voulez-vous, pour un moment, devenir le Claude Lévy-Strauss des aborigènes d’une Australie inconnue des cartes ?
Entrez alors dans la peinture fantasmagorique de Stéphane Fauchille, ethnologue de l’inconnu, savant anthropologue de civilisations lointaines, sans doute perdues quelque part dans le cosmos, qui ne peuvent que toucher l’imaginaire des amoureux de science-fiction (SF, initiales de Stéphane Fauchille).
Tatoués ou emplumés, ces indigènes surprenants n’en sont pas moins détenteurs d’instruments insolites, évoquant une technologie énigmatique. Ces apparents sauvages sont apparemment plus évolués que nous. Boitiers mystérieux, mécanismes alambiqués dont le fonctionnement nous échappe, préhistoire dotée d’un confort futuriste… On pense aux inventions abracadabrantesques des Impressions d’Afrique de Raymond Roussel.
La nature environnante, jungle fantastique suavement bariolée, fait parfois penser dans son inventivité à la « Planète sauvage », chef-d’oeuvre d’animation signé Topor.
Stéphane Fauchille dessinateur (le dessin est fondamental à ses yeux), fait mentalement le vide et se laisse aller librement à un onirisme sans contrôle, à une sorte de dessin automatique générant un univers hurluberlu, jailli comme pétrole en plein désert d’un inconscient mystérieux et intarissable. Les dessins s’accumulent en banque de données, remplies de trouvailles aléatoires. Quand il passe à la peinture, souvent sur grands formats, il éprouve alors le besoin d’une composition organisée, structurée, longuement mûrie, nécessitant plusieurs dessins préparatoires.
Qu’il s’inspire de gravures anciennes, ou de reportages trouvés dans Paris Match ou National Geographic, les sujets étranges, excentriques, inattendus sollicitent sa fantaisie : typologie extraterrestre (les petits gris et les autres), Beatles (entourés de lapins et de boites de petits pois), conquistadors réduits à l’état de nains méchants, bonhomme Michelin hérissé de flèches, vespa sous-marine, et bien sûr tout ce qui ressemble aux arts premiers d’un quai Branly tombé de la Voie Lactée.
La peinture qui se moque de l’étiquette d’anecdotique et aime raconter des histoires étranges (ce n’est pas la moindre de ses fonctions même si bien sûr ce n’est pas la seule), a acquis de hautes lettres de noblesse, depuis Jérôme Bosch jusqu’à Salvador Dali.
Avec la précision parfaite d’une technique très au point, Stéphane Fauchille aime raconter des histoires, de préférence improbables, histoires folles racontées avec un sérieux pince-sans-rire de savant anthropologue. »
Xavier Bureau
PRINCIPALES EXPOSITIONS :
2025 : « Fantasmagories » Mediathèque de Liancourt (Oise).
Exposition collective, « l’Exposition de l’Amour » Centre artistique de Verderonne.
« Les divergens », Galerie Claire Corcia, Paris.
« Fiesta Jungle » Galerie des Ursulines (Ecole des Beaux-Arts), Tourcoing.
2024 : Exposition collective, « Le Dessin » Galerie Palatisse, Troye.
Exposition collective, « Humour à mort » Centre artistique de Verderonne.
Salon « Mosaïques » Pont-Sainte-Marie, Aube (commissaire d’exposition
Christian Noorbergen).
2023 : « Alter Humanitus » Centre artistique de Verderonne.
2020 : Salon Comparaisons, Grand Palais, groupe Métaphore Moreno Pincas.
2019 : Salon Comparaisons, Grand Palais, groupe Métaphore Moreno Pincas.
Exposition personnelle, galerie Collégiale, Lille.
2018 : Salon Comparaisons, Grand Palais, groupe Métaphore Moreno Pincas.
« Fabuleusement libres », Centre artistique de Verderonne.
2017 : Salon Comparaisons, Grand Palais, groupe Métaphore Moreno Pincas.
2016 : Exposition collective « Paroles peintes », galerie Satellite Paris.
2015 : Salon Comparaisons, Grand Palais, groupe Métaphore Moreno Pincas.
2014 : Salon international du portrait, Château de Beauregard (Loire).
Salon international de l’imaginaire, Amiens.
Salon Comparaisons, Grand Palais, groupe Métaphore Moreno Pincas.
Exposition collective « Phénoménal », galerie Satellite Paris.
2013 : Salon des hivernales à Montreuil, délégation Hanna Landau.
2012 : Exposition collective, galerie Claire Corcia (Paris 3è).
Salon des hivernales, Montreuil (93),
2011 : Exposition collective, galerie Beaurepaire (Paris 10è).
« Ciel quelles drôles d’écritures » Centre artistique de Verderonne (Oise).
2009 : « Portraits topographiés », au « Botak » (café-lieu d’exposition à Montmartre).
2007 : « Amuahkekek », exposition au Château de Kergroadez (Finistère).
PRESSE :
La gazette de Nicole Esterolle
https://lagazettedenicole.art/gazette-070/
Nicole Museum
https://nicolemuseum.fr/stephane-fauchille/
La Voix du Nord avril 20219
https://www.lavoixdunord.fr/569811/article/2019-04-17/l-energie-creatrice-de-stephane-fauchille-s-impose-la-galerie-collegiale
L’Est Eclair du 9 octobre 2024
https://www.lest-eclair.fr/id648801/article/2024-10-09/mosaiques-aspects-de-lart-contemporain